Louis Segond 1910
PSAUMES 10
Ps 12; 36; 64; 94; 140.
1 Pourquoi, ô Éternel! Te tiens-tu éloigné? Pourquoi te caches-tu au temps de la détresse?
2 Le méchant dans son orgueil poursuit les malheureux, aIls sont victimes des trames qu’il a conçues.
3 Car le méchant se glorifie de sa convoitise, Et le ravisseur outrage, méprise l’Éternel.
4 Le méchant dit avec arrogance: Il ne punit pas! bIl n’y a point de Dieu! Voilà toutes ses pensées.
5 Ses voies réussissent en tout temps; a 9:9 Ps 96:13; 98:9. b 9:10 Ps 37:39; 46:2; 91:2. c 9:16 Ps 7:16. a 10:2 Ps 7:16; 9:16. Pr 5:22. b 10:4 Ps 14:1; 53:2. Tes jugements sont trop élevés pour l’atteindre, Il souffle contre tous ses adversaires.
6 Il dit en son cœur: Je ne chancelle pas, Je suis pour toujours à l’abri du malheur!
7 cSa bouche est pleine de malédictions, de tromperies et de fraudes; Il y a sous sa langue de la malice et de l’iniquité.
8 Il se tient en embuscade près des villages, Il assassine l’innocent dans des lieux écartés; Ses yeux épient le malheureux.
9 Il est aux aguets dans sa retraite, comme le lion dans sa tanière, Il est aux aguets pour surprendre le malheureux; Il le surprend et l’attire dans son filet.
10 Il se courbe, il se baisse, Et les misérables tombent dans ses griffes.
11 dIl dit en son cœur: Dieu oublie! Il cache sa face, il ne regarde jamais!
12 Lève-toi, Éternel! Ô Dieu, lève ta main! N’oublie pas les malheureux!
13 Pourquoi le méchant méprise-t-il Dieu? Pourquoi dit-il en son cœur: Tu ne punis pas?
14 Tu regardes cependant, car tu vois la peine et la souffrance, Pour prendre en main leur cause; C’est à toi que s’abandonne le malheureux, C’est toi qui viens en aide à l’orphelin.
15 Brise le bras du méchant, Punis ses iniquités, et qu’il disparaisse à tes yeux!
16 eL’Éternel est roi à toujours et à perpétuité; Les nations sont exterminées de son pays.
17 Tu entends les vœux de ceux qui souffrent, ô Éternel! Tu affermis leur cœur; tu prêtes l’oreille
18 Pour rendre justice à l’orphelin et à l’opprimé, Afin que l’homme tiré de la terre cesse d’inspirer l’effroi.